Police Camera


Équiper les policiers en service de caméras


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Nul n'a pu passer outre les différents scandales ayant émaillé ce confinement, et qui plus globalement occupent l'espace public depuis des mois, voire des années, liés au sujet des violences policières. Qu'il s'agisse des affaires Villeneuve-la-Garenne ou Adama Traoré qui dénoncent une prétendue stigmatisation des banlieues par la police, ou de la contestation des méthodes répressives utilisées lors des manifestations des Gilets Jaunes, il est impossible aujourd'hui de fermer les yeux sur cette problématique.

La confiance des français en leur police s'érode. Le baromètre annuel (2020) du Cevipof/Opinion Way indiquait que si 66% des français ont "très" ou "plutôt" confiance en la police, 32% ont "plutôt pas" ou "pas du tout" confiance en elle (ce chiffre étant d'ailleurs plus haut que chez nos voisins allemands et anglais). C'est beaucoup trop élevé. Nous ne chercherons nullement à prendre parti dans ces lignes, tel n'est pas notre objectif. La question que nous nous poserons ici est plutôt : "Comment remédier à cet état de fait ?".

Une solution simple peut être envisagée : équiper tous les policiers en service de caméras de corps. La caméra se présente sous la forme d'un boîtier fixé sur l'uniforme. Les images, sécurisées, peuvent être authentifiées avec certitude grâce à une horloge et un GPS intégrés.

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Cette idée n'est pas nouvelle, de nombreuses expériences ont déjà été menées. Ces dernières semblent avoir été concluantes, les policiers jugeant le dispositif "formidable" et "très bénéfique". Les rapports soulignent que la simple présence de la caméra permet d'atténuer les tensions. À Savigny-sur-Orge, dans l'Essonne, où le dispositif a été testé, les outrages à agents sont ainsi "devenus inexistants".

Cette idée a également pu être testée dans d'autres pays. Certains départements des Etats-Unis ont ainsi été séduits par cette méthode. Une étude de l'Université de Cambridge a pu constater une importante baisse (de l'ordre de 93%) des plaintes contre la police américaine, dans lesdits départements.

En cas d'accusations de violences injustifiées, les forces de l'ordre auraient alors plus de facilité à se défendre, et leur parole serait accréditée. L'article du Parisien nous livre le récit de l'interpellation d'un délinquant à moto. Celui-ci déclara lors de son audition que le véhicule de police l'avait percuté. L'examen de la vidéo a permis de prouver l'innocence des policiers. De même, de telles vidéos pourraient également accréditer la thèse de l'accusation. Le dispositif permet également d'améliorer la formation des agents, et de préserver les indices.

On peut se procurer ces dispositifs pour la bagatelle de 150 euros. En y ajoutant le coût du stockage et d'éventuelles batteries externes, on peut estimer le coût par unité de police à 200 euros. On peut estimer le nombre d'agents susceptibles d'aller sur le terrain à 125 803. Fournir ces caméras à tous les agents de terrain coûterait donc 25,2 millions d'euros. À noter que nous pourrions nous organiser pour qu'une seule caméra seulement soit fournie par patrouille, généraliser dans un premier temps le dispositif aux quartiers sensibles, etc.

Devant cette solution qui présente tant de solutions et si peu d'inconvénients, on ne peut que se demander pourquoi le système n'a pas déjà été massivement adopté.

Damien Conzelmann




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